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3 cibles pour votre santé

moyenne des concentration de radon dan l'air en Becquerel/m³ En toute logique, l'intérêt pour l'environnement s'applique aussi à notre environnement le plus proche : nos logements à l'intérieur desquels de nombreuses sources de pollutions ont été identifiées. Les effets des unes (amiante, plomb, radon, Composés Organiques Volatils COV, formaldéhydes) sont connus (maladies respiratoires, saturnisme, cancer du poumon, etc) et des solutions existent pour limiter le risque sanitaire. Les effets des autres (champs électromagnétiques) sont en cours d'études et à consommer avec précaution. Nos recommandations vont au-delà d'une analyse classique du bilan thermique et intègrent les nombreux paramètres qui jalonnent la démarche HQE®.

Cible 12 : les conditions sanitaires
En matière de risque sanitaire, le champ des connaissances des effets des polluants sur les individus est inégal d'un polluant à l'autre. Lorsque l'on parle de qualité sanitaire des espaces, on s'intéresse aux risques sanitaires présumés. En d'autres termes aux préoccupations sanitaires qui présentent a priori un risque sanitaire non démontré, mais dont le traitement a été reconnu utile dans un souci de principe de précaution. C'est le cas notamment des champs électromagnétiques (CEM) pour lesquels les études actuellement disponibles ne permettent pas d'établir avec certitude leur effet sur la santé, ni d'exclure qu'il y en ait un.
L'autre élément concerne les conditions d'hygiène dans le bâtiment qui présentent un risque sanitaire dans le sens où la frontière entre l'hygiène et la santé est très mince et rapidement franchissable. La qualité sanitaire des espaces s'intéresse donc à la limitation des nuisances électromagnétiques et à la création des conditions d'hygiène spécifiques.

Dans le bâtiment, l'environnement électromagnétique est composé :
- des champs électromagnétiques basse fréquence, liés au transport, à la distribution et à l'utilisation de l'électricité
- des champs électromagnétiques générés par les ondes électromagnétiques liées aux télécommunications, aux techniques de détection par radar ou alarme et à des équipements particuliers de production de chaleur (fours micro-ondes, plaques à induction, appareils de soudure, etc.). Il faut limiter les émissions électromagnétiques et limiter leurs effet par l'éloignement ou l'isolation avec des matériaux faiblement conducteur.

Certains locaux tels que le stockage de déchets, les zones réservées animaux domestiques, les toilettes, la cuisine, la salle de bain, la salle de sport et la buanderie nécessitent des conditions d'hygiène spécifiques. Ces pièces doivent être faciles à nettoyer avec des produits respectueux de l'environnement et utiliser des matériaux limitant la croissance fongique et bactérienne.

Cible 13 : la qualité de l’air
La qualité de l'air intérieur peut être altérée par des substances issues des sources de pollution telles que :
- les produits de construction (matériaux, revêtements, isolants, etc.)
- les équipements (ameublement, systèmes énergétiques, système de production d'eau chaude, etc.)
- les activités présentes au sein du bâtiment (entretien, travaux, etc.)
- le milieu environnant le bâtiment (polluants du sol, radon, air extérieur, etc.)
- les usagers (leurs activités et leurs comportements).

Les polluants peuvent être de différentes natures :
- substances chimiques gazeuses (Composés Organiques Volatils COV, formaldéhyde, monoxyde de carbone CO, oxydes d'azote, ozone O3, radon, etc.)
- métaux (plomb notamment)
- allergènes respiratoires (de moisissures, de bactéries et d'acariens)
- poussières et particules
- fibres (minérales artificielles, amiante)
- fumée de tabac (mélange complexe de gaz et de particules).

La qualité sanitaire de l’air est assurée par la ventilation qui réduit la concentration des polluants dans le bâtiment et la sélection des matériaux afin de limiter la présence de polluants au sein du bâtiment.

Cible 14 : la qualité de l’eau
Une eau est dite de qualité sanitaire dès lors qu’elle respecte les critères de potabilité et d'aptitude pour la toilette (légionelles).
La qualité de l’eau peut être altérée de différentes façons :
- altération des propriétés organoleptiques (odeur, couleur, goût, etc.)
- modification des caractéristiques physico-chimiques (température, dureté, concentrations en métaux et composés organiques, etc.)
- contamination microbiologique par développement bactérien ou entrée d'eau souillée.

Les cinq principaux éléments contribuant à l'altération de l'eau (microbiologique ou chimique) dans un réseau intérieur sont :
- l’altération des matériaux
- les piquages accidentels
- les retours d'eau
- la mauvaise maîtrise de l'hydraulique et de la température (facteur important de développement de légionelloses)
- les pathologies des réseaux - corrosion et entartrage.

Les usagers risquent une exposition aux polluants et agents pathogènes par :
- ingestion (risque de contamination par des germes d'origine fécale et par les composés chimiques issus du réseau)
- inhalation (risque de légionelloses)
- contact cutané

La qualité sanitaire de l'eau résulte de :
- la qualité et de la durabilité des matériaux employés dans le réseau intérieur
- l'organisation et la protection du réseau intérieur ( traitements anti-corrosion et anti-tartre - tuyaux et matériels propres et sains)
- la maîtrise de la température dans le réseau intérieur (Eau chaude sans légionelles et sans risque de brûlures - ballons à choc thermique T° > 60°C)

Les matériaux employés dans le réseau intérieurs doivent tenir compte de la qualité de l'eau distribuée. Le Cuivre est réservé à une eau dont le pH se situe entre 6,5 et 9, l'Inox peut-être utilisé lorsque concentration en chlorures est inférieure à 100 mg/L, l'utilisation de l'acier galvanisé est soumise à de nombreuses conditions, etc.


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