2
cibles pour économiser votre argent
Le principal objectif d'un DPE-HQE® (Diagnostic
de Performance Energétique Haute Qualité Environnementale)
est de vous aider à réduire votre facture énergétique
et de vous encourager à utiliser les EnR (Energies Renouvelables).
Vous économiserez ainsi les ressources de la planète et
réduirez vos dégagements de GES (Gaz à Effet de
Serre) dans les mêmes proportions.Cependant, les problèmes environnementaux liés à la consommation d'énergie ne se réduisent pas au GES qui provoquent le réchauffement climatique. La démarche HQE® s'intéresse aussi à la limitation des pluies acides et des déchets radioactifs.
Cible 4 : gestion de l'énergie L'utilisation de l'énergie tout
au long du cycle de vie du bâtiment, et particulièrement
lors de la phase d'exploitation, pose certains problèmes environnementaux
dont :
- l'épuisement des ressources énergétiques non renouvelables ; - la pollution atmosphérique et le changement climatique - la production de déchets radioactifs. • Choix architecturaux visant à optimiser les consommations d’énergie Les choix architecturaux de départ conditionnent fortement les consommations d’énergie pour le chauffage des locaux en hiver et pour leur rafraîchissement en été. La recherche d’un bon compromis entre hiver et été est nécessaire. La bonne conception de l'enveloppe et de la structure du bâtiment contribue à réduire les besoins en énergie du bâtiment, principalement pour le chauffage, le refroidissement et l'éclairage. De plus, l'aptitude de l'enveloppe et de la structure du bâtiment à réduire les besoins en énergie peut s'évaluer en phase amont de conception, une fois le parti architectural choisi (volumétrie, compacité, taille et orientation des baies, type de protections solaires, choix constructifs et inertie thermique). Les efforts faits sur l’enveloppe sont importants à évaluer en tant que tels, car pérennes (plusieurs dizaines d’années pour la plupart). On s'intéressa à trois postes de consommation : chauffage, rafraîchissement/refroidissement, éclairage. Ce qui montre que les préoccupations concernent à la fois la thermique d'hiver et la thermique d'été. En fonction du climat local, on accordera une importance plus ou moins grande à l'un ou l'autre de ces postes, afin de tenir compte des ordres de grandeur respectifs. La difficulté consiste à trouver un bon compromis entre ces trois postes et à intégrer les contraintes propres à chaque saison. Les principes de l'architecture bioclimatique permettent : - de limiter les déperditions par les parois ( matériaux isolants, protections) - d'améliorer l’aptitude de l'enveloppe du bâtiment à réduire les besoins de chauffage (conception bioclimatique) - d'améliorer l’aptitude du bâtiment à réduire les besoins de climatisation (rafraîchissement passif) - d'améliorer l’aptitude du bâtiment à réduire les besoins d’éclairage artificiel (surface vitrée) Quelques solutions bioclimatiques pour réduire les besoins de chauffage : - dimensionner et orienter des parties vitrées de façon à profiter des apports solaires en hiver - stocker de l'énergie dans les murs capteurs - exploiter l'inertie thermique du sol avec des parties semi-enterrées - protéger contre les vents froids dominants pour réduire les déperditions des surfaces exposées - utiliser des solutions passives de préchauffage de l’air neuf - utiliser toutes les solutions solaires passives - utiliser les solutions architecturales permettant de récupérer aux mieux les apports internes Quelques solutions pour réduire les besoins de climatisation tout en assurant le confort d'été : - réaliser une forte isolation des parois et en particulier des toitures - renforcer l'inertie thermique, notamment au niveau des planchers et refends, en limitant les doublages ou parements intérieurs venant « masquer » cette inertie (faux-plafond par ex.) - isoler par l'extérieur pour réduire les pont thermiques - disposer des protections solaires efficaces (extérieures et mobiles, voire automatisées) y compris dans les atriums et circulations - disposer des protections solaires de type « casquette » au sud, fixes ou non - éviter les parois vitrées à l’ouest et exposées au bruit - utiliser des couleurs claires pour les façades exposées au soleil et pour la toiture - ventiler en utilisant de l’air rafraîchi de façon passive (puits canadien par ex.) - placer des prises d’air neuf dans les espaces extérieurs les plus frais - ventiler la toiture - utiliser toutes les solutions passives de ventilation (passage de l’air entre deux dalles ou à l’intérieur d’une dalle, surventilation nocturne, ventilation traversante, exploitation des vents dominants, circulation d’air inversée par rapport à l’hiver vis-à-vis de certains espaces tampons) - réalisation de toiture végétalisée, écrans végétaux en façade - exploiter l’inertie du sol, la pente du terrain, la végétation et l’eau éventuellement présentes sur le site Quelques solutions pour optimiser l'éclairage naturel : - éclairage naturel abondant dans les lieux de vie et les circulations - exploitation de l’orientation nord - emploi de couleurs claires pour les revêtements intérieurs - travail particulier des fonds de pièce - puits de lumière, éclairage zénithal, en veillant à limiter le rayonnement direct - second jour pour les pièces profondes - utilisation « d’étagères à lumière » permettant d’augmenter l’éclairement naturel en fond de pièce - vitrage des parties hautes des façades - protection contre l’éblouissement extérieur ou le rayonnement solaire direct perturbant le moins possible l’éclairement naturel (protections solaires modulables par ex.) • Recours aux énergies renouvelables - eau chaude sanitaire et/ou chauffage à partir de panneaux solaires thermiques, - électricité à partir de panneaux solaires photovoltaïques, - raccordement à un chauffage urbain ayant pour origine une part significative d’énergies renouvelables, - chaufferie bois lorsque cette ressource est disponible localement, - pompe à chaleur, - etc. • Maîtrise des pollutions Combattre l'accroissement de l'effet de serre, et donc le changement climatique L ’indicateur choisi pour représenter cet impact traduit de façon agrégée l’émission de plusieurs gaz à effet de serre : CO2, CH4, N2O, etc. et s’exprime en quantité de "CO2 équivalent" (kg CO2eq/Unité fonctionnelle), indicateur qui est aussi connu sous le nom de GWP (Global Warming Potential). En pratique, dans le domaine du bâtiment, le CO2 et le CH4 suffisent à donner une évaluation correcte.
Limiter les pluies acides L'indicateur retenu traduit l’émission annuelle de SO2 équivalent rejeté, et s’exprime en kg SO2eq/Unité fonctionnelle. Dans le présent millésime, on considère uniquement les polluants gazeux suivants: SO2 et NOx, que l'on agrège dans un indicateur AP ou potentiel d'acidification qui s'exprime en SO2 équivalent. Pour l’agrégation, les coefficients de pondération à utiliser sont les suivants : 1 pour les émissions de SO2 et 0,7 pour les émissions de NOx.
Limiter la production de déchets radioactifs L'indicateur retenu traduit la masse de déchets radioactifs générés annuellement par l’utilisation de l’électricité du réseau (en additionnant la masse des 2 types de déchets mentionnés), ensuite rapporté à l'unité fonctionnelle. Les facteurs de conversion retenus s’expriment en masse (g).
Cible 5 : gestion de l'eau
Véritable enjeu environnemental
de société, la gestion de l’eau vise à
limiter l’épuisement de la ressource naturelle, les pollutions
potentielles et les risques d’inondation. L’enjeu environnemental
associé à l’alimentation en eau potable est l’économie
d’eau, ce qui
nécessite de travailler à l’exploitation rationnelle des ressources disponibles et l’optimisation de la quantité d’eau consommée pour les différents usages. En terme d’assainissement des eaux usées, deux cas de figure se présentent. Soit le projet est raccordable au réseau public auquel cas la préoccupation assainissement vise exclusivement à s’assurer des éventuels pré-traitement nécessaires avant rejet. Soit le projet doit avoir recours à l’assainissement individuel qui peut alors viser à mettre en œuvre des solutions permettant d’atteindre le zéro rejet. Il faut noter que l’optimisation de la quantité d’eau consommée pour les différents usages tend à réduire les volumes mais entraîne que l’assainissement devra faire face à une même pollution mais plus concentrée. Réduction de la consommation d’eau potable L'eau potable peut être économisée en agissant à quatre échelles : - Limiter le recours à l'eau potable pour les usages ne nécessitant pas des caractéristiques de potabilité (récupération des eaux pluviales). - Mettre en œuvre des dispositifs hydro-économes adaptés au mode de vie des usagers (réducteur de pression, etc) - Sensibiliser les usagers aux pratiques économes (fréquence d'utilisation, respect des dispositifs hydro-économes) - Suivre les consommations d'eau afin de limiter les gaspillages et les fuites.
Optimisation de la gestion des eaux pluviales A l’échelle micro-urbaine (zone d’aménagement ou parcelle), la gestion des eaux pluviales consiste à limiter leur ruissellement en vue de prévenir le risque d’inondation dans les zones sensibles et limiter la pollution diffuse. On peut agir sur : - la rétention : retenir l'eau après orage afin d’assurer un déversement régulé de l’eau dans le milieu naturel ou le réseau collectif ; - l’infiltration : favoriser la percolation des eaux pluviales dans les sols afin de maintenir le plus possible le cycle de l'eau ; - le traitement : récupérer les eaux ayant ruisselé sur des surfaces à risque (parking, zones de circulation, etc.) et à les traiter avant rejet. |